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Publié par JJM

Pour moi il n’y a pas d’ancienne ou de nouvelle France … il y a la France …

Ce qui s’est passé hier soir n’est pas un hasard. C’est le symptôme d’une crise profonde de l’autorité de l’État, qui s’installe depuis des années et que nous avons trop longtemps refusé de regarder en face.

Refus d’obtempérer, contestation systématique de l’autorité, violences contre les forces de l’ordre.

Ces phénomènes traduisent une défiance croissante envers les institutions de la République. Lorsque l’Éducation nationale peine à faire respecter son autorité, que la justice est perçue comme insuffisamment dissuasive et que l’État semble reculer dans certains territoires, c’est le pacte républicain lui-même qui se fragilise.

Le 3 octobre 2018, Gérard Collomb, alors ministre de l’Intérieur démissionnaire, avait lancé une alerte sur le risque de voir l’État perdre le contrôle de certains territoires.

Il dénonçait des territoires hors de la République avec des zones très dégradées où la délinquance, les narcotrafiquants et l'islamisme radical avaient, selon lui, pris la place des lois de la République, nécessitant un besoin d'une « reconquête républicaine »

Gérard Collomb estimait qu'une approche commune par commune ne suffisait plus. Il appelait l'État à adopter une vision d'ensemble pour recréer de la mixité sociale et restaurer la sécurité de manière globale.

Enfin il émettait une mise en garde contre l'immigration non maîtrisée en précisant que sans régulation de l'accueil et des flux migratoires, entasser les populations dans ces mêmes quartiers ghettoïsés ne ferait qu'aggraver la situation.

Son avertissement aurait dû provoquer une véritable prise de conscience politique.

Aujourd’hui, la police semble trop souvent être le dernier rempart d’une autorité régalienne contestée, alors qu’elle ne peut, à elle seule, compenser les défaillances de l’ensemble des institutions.

La responsabilité politique est immense à commencer par celle du chef de l’état.. mais aussi par une partie de la gauche, lorsqu’elle banalise certaines violences, délégitime systématiquement la police ou refuse de reconnaître la nécessité de l’autorité républicaine, cela contribue à fragiliser le consensus indispensable au fonctionnement de notre démocratie.

À force de nier les problèmes, de minimiser les violences et de confondre autorité et autoritarisme, les responsables politiques ont pris le risque d’alimenter la défiance envers les institutions et de renforcer les partis qui prospèrent sur ce sentiment d’abandon.

La République ne peut pas se résumer à des principes proclamés. Elle doit être capable de faire respecter ses lois, de protéger ses citoyens et de garantir l’égalité de tous devant la justice.

Quand l’État recule, la confiance disparaît. Et lorsque la confiance disparaît, c’est toute la démocratie qui se trouve fragilisée.

JJM

 

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