Jean Jose Massol
Biographie
Né à Perpignan en 1964, je suis issu d'une famille aux origines méditerranéennes et occitanes. Ma famille paternelle est enracinée dans l'Aude, tandis que ma famille maternelle est d'origine italienne. Mes deux parents sont nés en Tunisie, héritage qui m'a transmis très tôt l'ouverture aux autres, le goût de la diversité et l'attachement aux valeurs républicaines.
/image%2F0995162%2F20260909%2Fob_eba4c3_borloo-2022.jpg)
Convaincu que l'action publique doit s'exercer au plus près des citoyens, je me suis engagé dans la vie locale et ai été élu conseiller municipal de Poitiers en 2014. Au sein du conseil municipal, j'ai présidé le groupe Alliance Centriste, défendant une approche pragmatique de l'action publique fondée sur la responsabilité, le dialogue, l'efficacité de la dépense publique et la recherche permanente de l'intérêt général.
Aujourd'hui, je continue de mettre mon expérience de dirigeant et mon engagement citoyen au service d'une vision progressiste, humaniste et réformatrice de la société, conciliant développement économique, justice sociale, transition écologique et ambition européenne
JJM

Parcours politique et engagement public
Convaincu qu'il existe une voie entre une droite conservatrice ou ultralibérale et une gauche radicale, je défends un projet progressiste, démocrate, libéral, social, européen et écologiste.
Mes convictions s'inscrivent dans les valeurs d'une République laïque, fondée sur une économie sociale de marché, conciliant liberté individuelle, responsabilité, initiative économique et solidarité.
Je suis attaché à l'humanisme, à la liberté, au respect, à la tolérance, à la justice sociale, au réformisme et au pragmatisme. Je considère que l'individu doit être au cœur de l'action publique, tout en veillant à une juste répartition des richesses et à l'égalité des chances.
Profondément démocrate, je défends une République à la fois représentative, délibérative et participative, ainsi qu'une organisation territoriale favorisant la proximité entre les citoyens et les décideurs publics. Je suis favorable à une République décentralisée, pleinement engagée dans une Europe des nations et des projets.
- Membre du Mouvement Démocrate (MoDem) depuis 2020.
- Fondateur et administrateur de l'association Agora-2021.
- Ancien trésorier de Renaissance Europe 86.
- Ancien membre de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI).
- Ancien membre de l'Alliance Centriste.
- Conseiller municipal de Poitiers de 2014 à 2020.
- Président du groupe Centriste et Écologiste au Conseil municipal de Poitiers.
- Candidat aux élections régionales de 2021.
- Ancien membre du Conseil d'administration du Syndicat Mixte de l'ESC Vienne.
- Ancien membre du Conseil d'administration du Lycée Professionnel Auguste Perret.
Par mon engagement politique et associatif, je souhaite contribuer à la construction d'une société plus libre, plus juste et plus responsable, conciliant développement économique, cohésion sociale et transition écologique.
Aristide Briand, une source d'inspiration politique.
Chacun construit son engagement politique à travers des rencontres, des expériences, mais aussi des figures historiques qui éclairent son parcours. Pour ma part, celle qui m'inspire le plus est sans conteste Aristide Brian.
Au-delà de l'homme d'État, c'est son itinéraire politique qui me parle. Son parcours démontre qu'il est possible d'évoluer sans renier ses convictions, de rester fidèle à ses valeurs tout en s'adaptant aux réalités de son temps. Socialiste à ses débuts, il s'éloigne progressivement des logiques partisanes et des postures idéologiques pour construire une pensée réformiste, humaniste et profondément républicaine. Une démarche qui correspond pleinement à ma vision du centre : celle du dialogue, du pragmatisme et de la recherche de solutions concrètes.
L'économie sociale de marché
L'économie sociale de marché est un modèle économique qui cherche à concilier la liberté de l'économie de marché avec les exigences de la justice sociale. Son ambition est de tirer parti des avantages de la concurrence, de l'initiative privée et du progrès technique, tout en garantissant une protection sociale suffisante pour préserver la cohésion de la société.
Ce modèle repose sur l'idée que la liberté économique et la responsabilité sociale ne sont pas incompatibles. Les bénéfices de l'économie de marché, tels que la création de richesse, l'innovation ou encore la liberté d'entreprendre, sont associés à des objectifs collectifs comme le plein emploi, la protection des plus vulnérables et la réduction des inégalités. À l'inverse, certains excès souvent attribués à un libéralisme économique sans limites, tels que les abus de position dominante ou la fragilisation de la protection sociale, doivent être corrigés par l'action publique.
Dans ce système, l'État joue un rôle essentiel. Garant de l'ordre économique et social, il veille au bon fonctionnement de la concurrence, lutte contre la constitution de monopoles et établit le cadre réglementaire nécessaire à l'activité économique. Il intervient également lorsque l'intérêt général l'exige et participe à l'élaboration des politiques économiques et sociales.
L'économie sociale de marché ne constitue pas une « troisième voie » entre le capitalisme et le socialisme. Elle vise plutôt à perfectionner l'économie de marché en la rendant plus efficace et plus humaine. Son fonctionnement repose sur la conviction que des marchés concurrentiels et bien régulés sont capables de générer à la fois prospérité économique et progrès social.
Au cœur de cette philosophie se trouve la personne. L'individu n'est pas seulement considéré comme un acteur économique, mais aussi comme un acteur social responsable de lui-même et de la collectivité. Cette approche s'appuie sur le principe de subsidiarité : l'aide publique n'intervient que lorsque les individus ou les organisations de proximité ne sont pas en mesure d'agir par eux-mêmes.
Après plus d'un demi-siècle d'existence, l'économie sociale de marché européenne demeure un modèle hybride. Elle combine une économie ouverte et concurrentielle avec un niveau élevé de protection sociale. Cette coexistence soulève cependant des interrogations récurrentes : ces deux dimensions sont-elles durablement complémentaires ou risquent-elles, à terme, d'entrer en contradiction ? Les crises économiques et sociales successives ont conduit à une remise en question de certains équilibres, faisant émerger des demandes de régulation renforcée.
Pour ses promoteurs, le progrès social passe avant tout par la responsabilisation des individus et par la possibilité pour chacun de se constituer un patrimoine grâce à son travail. Ludwig Erhard, l'un des principaux inspirateurs du modèle, résumait cette philosophie en affirmant que « les termes libre et social se recouvrent » et que « plus l'économie est libre, plus elle est sociale ».
L'Union européenne s'est largement construite sous l'influence de cette conception de l'économie. Toutefois, son approfondissement met également en évidence certaines limites. Le modèle allemand, souvent cité comme référence, repose notamment sur un dialogue social structuré et institutionnalisé au niveau national. Or, la construction européenne, en transférant certaines compétences vers le niveau supranational et en mettant en concurrence les systèmes économiques et fiscaux des États membres, tend à modifier ces équilibres.
Cette évolution suscite des débats. Certains considèrent que l'intégration européenne peut affaiblir les mécanismes nationaux de concertation sociale et favoriser une concurrence accrue entre les pays. D'autres y voient au contraire un moyen d'améliorer l'efficacité économique et de renforcer la compétitivité de l'Europe dans un environnement mondial toujours plus concurrentiel.
Aujourd'hui encore, l'économie sociale de marché demeure l'un des fondements de la réflexion économique européenne. Son défi principal reste de trouver un équilibre durable entre liberté économique, efficacité des marchés, responsabilité individuelle et solidarité collective. C'est cette recherche permanente d'équilibre qui constitue sa singularité et son actualité.
Source : REPERES – module n° 7 – notice – l’économie sociale de marché - FR - final Auteur & © : Richard Stock, European Network for Education and Training (EUNET), 2011