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Publié par Jean José Massol

Biographie

Né à Perpignan en 1964, je suis issu d'une famille aux origines méditerranéennes et occitanes. Ma famille paternelle est enracinée dans l'Aude, tandis que ma famille maternelle est d'origine italienne. Mes deux parents sont nés en Tunisie, héritage qui m'a transmis très tôt l'ouverture aux autres, le goût de la diversité et l'attachement aux valeurs républicaines.

J'ai grandi à Bastia, en Corse, jusqu'à l'âge de 18 ans.
En 1982, à la suite de la mutation professionnelle de mon père, fonctionnaire des Affaires maritimes, ma famille s'est installée en Poitou-Charentes, région dans laquelle j'ai construit l'essentiel de mon parcours personnel, professionnel et citoyen.
 
Spécialisé dans le redressement d'activités industrielle et la conduite du changement, l'amélioration de la performance opérationnelle et le développement stratégique, j'ai piloté d'importantes transformations organisationnelles, conduit des projets de croissance en France comme à l'international et contribué à renforcer durablement la compétitivité et la création de valeur des entreprises que j'ai dirigées. Mon approche managériale repose sur la proximité avec les équipes, l'exigence opérationnelle et une forte culture du résultat.
 
Parallèlement à mon parcours professionnel, j'ai toujours porté un intérêt particulier à la vie publique et à l'engagement citoyen. Attaché aux valeurs du centre, de la démocratie sociale et de l'économie sociale de marché, je me reconnais dans l'héritage politique du Centre des Démocrates Sociaux (CDS). Séduit par la vision réformatrice et européenne portée par Jean-Louis Borloo et Jean Arthuis, j'ai adhéré à l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) dès sa création en 2012, puis rejoint l'Alliance Centriste. En 2020, estimant que le Mouvement Démocrate incarnait davantage mes convictions humanistes, européennes et réformatrices, j'ai choisi d'y poursuivre mon engagement politique.

Convaincu que l'action publique doit s'exercer au plus près des citoyens, je me suis engagé dans la vie locale et ai été élu conseiller municipal de Poitiers en 2014. Au sein du conseil municipal, j'ai présidé le groupe Alliance Centriste, défendant une approche pragmatique de l'action publique fondée sur la responsabilité, le dialogue, l'efficacité de la dépense publique et la recherche permanente de l'intérêt général.

Aujourd'hui, je continue de mettre mon expérience de dirigeant et mon engagement citoyen au service d'une vision progressiste, humaniste et réformatrice de la société, conciliant développement économique, justice sociale, transition écologique et ambition européenne

JJM

Parcours politique et engagement public

Convaincu qu'il existe une voie entre une droite conservatrice ou ultralibérale et une gauche radicale, je défends un projet progressiste, démocrate, libéral, social, européen et écologiste.

Mes convictions s'inscrivent dans les valeurs d'une République laïque, fondée sur une économie sociale de marché, conciliant liberté individuelle, responsabilité, initiative économique et solidarité.

Je suis attaché à l'humanisme, à la liberté, au respect, à la tolérance, à la justice sociale, au réformisme et au pragmatisme. Je considère que l'individu doit être au cœur de l'action publique, tout en veillant à une juste répartition des richesses et à l'égalité des chances.

Profondément démocrate, je défends une République à la fois représentative, délibérative et participative, ainsi qu'une organisation territoriale favorisant la proximité entre les citoyens et les décideurs publics. Je suis favorable à une République décentralisée, pleinement engagée dans une Europe des nations et des projets.

Engagements et responsabilités
  • Membre du Mouvement Démocrate (MoDem) depuis 2020.
  • Fondateur et administrateur de l'association Agora-2021.
  • Ancien trésorier de Renaissance Europe 86.
  • Ancien membre de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI).
  • Ancien membre de l'Alliance Centriste.
  • Conseiller municipal de Poitiers de 2014 à 2020.
  • Président du groupe Centriste et Écologiste au Conseil municipal de Poitiers.
  • Candidat aux élections régionales de 2021.
  • Ancien membre du Conseil d'administration du Syndicat Mixte de l'ESC Vienne.
  • Ancien membre du Conseil d'administration du Lycée Professionnel Auguste Perret.

Par mon engagement politique et associatif, je souhaite contribuer à la construction d'une société plus libre, plus juste et plus responsable, conciliant développement économique, cohésion sociale et transition écologique.

 

Aristide Briand, une source d'inspiration politique.

Chacun construit son engagement politique à travers des rencontres, des expériences, mais aussi des figures historiques qui éclairent son parcours. Pour ma part, celle qui m'inspire le plus est sans conteste Aristide Brian.

Au-delà de l'homme d'État, c'est son itinéraire politique qui me parle. Son parcours démontre qu'il est possible d'évoluer sans renier ses convictions, de rester fidèle à ses valeurs tout en s'adaptant aux réalités de son temps. Socialiste à ses débuts, il s'éloigne progressivement des logiques partisanes et des postures idéologiques pour construire une pensée réformiste, humaniste et profondément républicaine. Une démarche qui correspond pleinement à ma vision du centre : celle du dialogue, du pragmatisme et de la recherche de solutions concrètes.

L'homme du compromis républicain

Né à Nantes en 1862 et disparu en 1932, Aristide Briand a profondément marqué la vie politique française. Onze fois Président du Conseil et vingt fois ministre, il fut l'un des hommes les plus influents de la IIIᵉ République.

Dans une époque souvent traversée par les affrontements idéologiques, il a choisi une autre voie : celle du compromis, non pas comme une faiblesse, mais comme un outil au service de l'intérêt général. Cette capacité à rassembler au-delà des clivages reste, à mes yeux, une qualité essentielle de l'action politique.

Le père de la laïcité moderne

S'il ne fallait retenir qu'une œuvre de Briand, ce serait sans doute son rôle déterminant dans l'élaboration de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État.

Rapporteur du texte devant la Chambre des députés puis chargé de sa mise en œuvre comme ministre, il a contribué à bâtir un équilibre qui demeure aujourd'hui l'un des fondements de notre République. Cette loi n'est pas une loi contre les religions. Elle est avant tout une loi de liberté, garantissant à chacun le droit de croire ou de ne pas croire, tout en assurant la neutralité de l'État.

Cet héritage conserve une actualité remarquable. Dans une société souvent traversée par les tensions identitaires, la laïcité reste un cadre indispensable pour faire vivre ensemble des citoyens différents mais égaux en droits.

Un Européen avant l'heure

L'autre dimension qui me fascine chez Aristide Briand est sa vision internationale.

Après l'horreur de la Première Guerre mondiale, il comprend que la paix durable ne pourra être assurée que par le rapprochement des peuples européens. Ministre des Affaires étrangères de 1925 à 1932, il devient l'un des principaux artisans de la réconciliation franco-allemande aux côtés de Gustav Stresemann.

Pour cette action, les deux hommes reçoivent ensemble le Prix Nobel de la paix en 1926.

Bien avant les pères fondateurs de l'Union européenne, Briand imagine déjà une organisation politique des nations européennes capable de prévenir les conflits et de favoriser la coopération. En cela, il apparaît comme l'un des véritables précurseurs de l'idée européenne.

Européen convaincu, je me retrouve pleinement dans cette vision d'une Europe respectueuse des nations mais capable d'agir collectivement lorsque l'intérêt commun l'exige.

L'engagement du réalisme

Ce qui distingue également Briand de beaucoup d'autres responsables politiques, c'est son pragmatisme.

Il savait que gouverner ne consiste pas à défendre des certitudes idéologiques, mais à trouver des solutions. Il comprenait que l'action publique exige parfois de dépasser les oppositions artificielles pour construire des compromis durables.

Dans une époque marquée par la polarisation du débat public, les excès des réseaux sociaux et la montée des radicalités, cette approche me semble plus pertinente que jamais. Je crois profondément que le progrès se construit davantage par la réforme que par la rupture, davantage par le dialogue que par l'affrontement.

Une inspiration pour aujourd'hui

Si Aristide Briand demeure ma référence politique, ce n'est pas seulement pour ce qu'il a accompli. C'est aussi pour ce qu'il représente.

Il incarne une certaine idée de la politique : une politique humaniste, républicaine, européenne, laïque et réformatrice. Une politique qui place l'intérêt général au-dessus des intérêts partisans. Une politique qui privilégie la responsabilité à la démagogie, le compromis à l'invective, l'action aux postures.

À l'heure où notre pays doit relever des défis majeurs, économiques, sociaux, environnementaux et démocratiques, je reste convaincu que l'esprit de Briand a encore beaucoup à nous apprendre.

Parce qu'au fond, la politique ne devrait jamais avoir pour objectif de dresser les Français les uns contre les autres, mais de les rassembler autour d'un avenir commun.

Pour aller plus loin

Gérard Unger, Aristide Briand, le ferme conciliateur, Fayard, 2005.

Un ouvrage remarquable qui permet de découvrir toute la richesse du parcours de cet homme d'État dont l'héritage demeure, plus que jamais, une source d'inspiration pour les démocrates, les centristes et les Européen

L'économie sociale de marché

L'économie sociale de marché est un modèle économique qui cherche à concilier la liberté de l'économie de marché avec les exigences de la justice sociale. Son ambition est de tirer parti des avantages de la concurrence, de l'initiative privée et du progrès technique, tout en garantissant une protection sociale suffisante pour préserver la cohésion de la société.

Ce modèle repose sur l'idée que la liberté économique et la responsabilité sociale ne sont pas incompatibles. Les bénéfices de l'économie de marché, tels que la création de richesse, l'innovation ou encore la liberté d'entreprendre, sont associés à des objectifs collectifs comme le plein emploi, la protection des plus vulnérables et la réduction des inégalités. À l'inverse, certains excès souvent attribués à un libéralisme économique sans limites, tels que les abus de position dominante ou la fragilisation de la protection sociale, doivent être corrigés par l'action publique.

Dans ce système, l'État joue un rôle essentiel. Garant de l'ordre économique et social, il veille au bon fonctionnement de la concurrence, lutte contre la constitution de monopoles et établit le cadre réglementaire nécessaire à l'activité économique. Il intervient également lorsque l'intérêt général l'exige et participe à l'élaboration des politiques économiques et sociales.

L'économie sociale de marché ne constitue pas une « troisième voie » entre le capitalisme et le socialisme. Elle vise plutôt à perfectionner l'économie de marché en la rendant plus efficace et plus humaine. Son fonctionnement repose sur la conviction que des marchés concurrentiels et bien régulés sont capables de générer à la fois prospérité économique et progrès social.

Au cœur de cette philosophie se trouve la personne. L'individu n'est pas seulement considéré comme un acteur économique, mais aussi comme un acteur social responsable de lui-même et de la collectivité. Cette approche s'appuie sur le principe de subsidiarité : l'aide publique n'intervient que lorsque les individus ou les organisations de proximité ne sont pas en mesure d'agir par eux-mêmes.

Après plus d'un demi-siècle d'existence, l'économie sociale de marché européenne demeure un modèle hybride. Elle combine une économie ouverte et concurrentielle avec un niveau élevé de protection sociale. Cette coexistence soulève cependant des interrogations récurrentes : ces deux dimensions sont-elles durablement complémentaires ou risquent-elles, à terme, d'entrer en contradiction ? Les crises économiques et sociales successives ont conduit à une remise en question de certains équilibres, faisant émerger des demandes de régulation renforcée.

Pour ses promoteurs, le progrès social passe avant tout par la responsabilisation des individus et par la possibilité pour chacun de se constituer un patrimoine grâce à son travail. Ludwig Erhard, l'un des principaux inspirateurs du modèle, résumait cette philosophie en affirmant que « les termes libre et social se recouvrent » et que « plus l'économie est libre, plus elle est sociale ».

L'Union européenne s'est largement construite sous l'influence de cette conception de l'économie. Toutefois, son approfondissement met également en évidence certaines limites. Le modèle allemand, souvent cité comme référence, repose notamment sur un dialogue social structuré et institutionnalisé au niveau national. Or, la construction européenne, en transférant certaines compétences vers le niveau supranational et en mettant en concurrence les systèmes économiques et fiscaux des États membres, tend à modifier ces équilibres.

Cette évolution suscite des débats. Certains considèrent que l'intégration européenne peut affaiblir les mécanismes nationaux de concertation sociale et favoriser une concurrence accrue entre les pays. D'autres y voient au contraire un moyen d'améliorer l'efficacité économique et de renforcer la compétitivité de l'Europe dans un environnement mondial toujours plus concurrentiel.

Aujourd'hui encore, l'économie sociale de marché demeure l'un des fondements de la réflexion économique européenne. Son défi principal reste de trouver un équilibre durable entre liberté économique, efficacité des marchés, responsabilité individuelle et solidarité collective. C'est cette recherche permanente d'équilibre qui constitue sa singularité et son actualité.

Source : REPERES – module n° 7 – notice – l’économie sociale de marché - FR - final Auteur & © : Richard Stock, European Network for Education and Training (EUNET), 2011

 

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