L'histoire se répète
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Avec la victoire de l’extrême droite aux élections régionales en Saxe, en Allemagne, une nouvelle fois, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
À force de ne pas écouter les peuples, de minimiser leurs inquiétudes et de bafouer leur volonté, les dirigeants européens, comme les dirigeants nationaux, prennent le risque de nourrir eux-mêmes la progression des extrêmes, et particulièrement de l’extrême droite.
Ce phénomène ne doit pas être balayé d’un revers de main en qualifiant simplement les électeurs de « populistes » ou « d’extrémistes ». Il faut entendre ce qu’ils expriment.
Immigration, sécurité, pouvoir d’achat, déclassement social, identité, souveraineté, avenir de l’industrie : autant de sujets qui préoccupent profondément les citoyens européens et auxquels les partis traditionnels doivent apporter des réponses concrètes.
Si les partis centristes continuent à éviter ces sujets ou à refuser de regarder la réalité en face, ils porteront une part de responsabilité dans la montée des extrêmes.
La démocratie ne consiste pas à expliquer aux peuples ce qu’ils doivent penser.
Elle consiste d’abord à les écouter, puis à agir.
Car lorsque les partis de gouvernement abandonnent le terrain des préoccupations populaires, d’autres s’en emparent. Et l’histoire nous a déjà montré où cela peut conduire.
JJM